15.05.2008

Avec la mer du Nord comme dernier terrain de jeux...

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Dimanche, je suis partie chercher mes enfants à Wimereux après quelques jours d’évasion totale que je vous raconterai, c’est promis.

Rendez-vous à 12 h 30 chez mes parents, pour l’anniversaire de mon père. Vous n’êtes jamais venus à l’anniversaire de mon père, vous ne lui avez même peut-être jamais fêté, mais pour lui, sa fête d’anniversaire, c’est super hyper important. Personne ne peut lui voler la vedette. Certains ont essayé, je me souviens d’un certain Mitterrand qui avait eu le culot de se faire élire président ce jour-là en 1981. Plus personne (ou presque ! J) ne commémore cet événement-là. Mais le 10 mai de mon père, on n’oublie pas.

Donc, je pars bien à l’heure. Dans mon empressement, je balance mes sacs dans mon coffre. Et hop ! (oui, j’allais y passer une seule nuit… mais entre mon lion en peluche de Düsseldorf, mon ordinateur, mon maillot de bain pour la mer du nord à 14 degrés, mon Damart pour m’en remettre… il me fallait deux sacs) Et là, horreur ! Le gentil garagiste qui avait gentiment remis de l’huile dans mon gentil moteur vendredi avait mal refermé le méchant bouchon… je vous passe les détails. Je fais juste un coup de pub pour ces ingénieux Allemands qui vendent des fonds de coffre en plastique. J’évacue, je rince, je peste, je pue, je lave et je pars enfin.

 

L’A16 enfin. Enfin presque l’A 16… je n’avais pas encore passé le péage que j’étais déjà dans les bouchons. Accident ? Panne de péage ? Une demi-heure plus tard, je roule enfin  de nouveau… une demi-heure… avant de nouveaux bouchons.  Et ainsi de suite… Un dimanche de milieu de pont, que faisaient tous ces Parigolots (crédit Christine Spadaccini, j’adore ce surnom !) sur MON autoroute ? J’ai fini par comprendre. Effet Ch’ti. Y z’ont découvert les plages du nord. Et ils ont tout gobé : le char à voile, les chevaux, les frites et la belle amitié sur la même plage.

J’aime beaucoup Dany Boon. Je suis très contente du succès de son film : quelle belle revanche pour les vrais ch’tis dont je chuis. Mais merde ! Fallait pas donner l’adresse ! Fallait les envoyer vers Trouville !

J’ai pris mon mal en patience. Une fois de plus, j’avais embarqué Goldman. Il a été cool, il a accepté de rechanter les mêmes trucs deux fois. J’ai juste paniqué un moment. Et s’il nous écrivait lui aussi une petite chanson sur le Nord ?

25.04.2008

Si tu savais mon frère…

Je croyais les avoir évités. J’avais eu chaud une première fois, une ou deux minutes plus tôt. Mais en tournant au coin de la rue, je me suis cassé le nez sur leur équipe. Ils étaient trois, même si je n’en voyais que deux. « On ne peut pas les louper ! », me direz-vous. Un bonnet en polaire bien enfoncé, des gants même, dans cette douce atmosphère de printemps, forcément ça se repère. Mais ce qui tranchait sans doute le plus avec l’ambiance de ma bonne ville de banlieue, c’était leur peau d’ébène.

Alors s’ils avaient voulu passer discreto, c’était manqué. L’un d’eux a croisé mon regard : j’étais repérée. Ils m’avaient de toute façon entendue venir. Ils ont l’oreille aguerrie. Chopée pour chopée, je les ai regardés. En face. Finalement, ils ont été les plus gênés. Quoique non, ce  regard croisé n’était pas honteux. Il était simplement triste. Las. J’ai suivi leurs gestes. Je les ai vu attraper ces vieilles poubelles, plus aux normes depuis longtemps, mais « on-y-tient-et-on-ne-gaspille-pas » sans doute, dans cette grande villa.

J’ai essayé de leur adresser un sourire mais ils n’en ont pas voulu. Tant pis pour ma bonne conscience ! Je me suis promise de ne plus sortir mes poubelles à moitié pleines, pour leur éviter un trajet en plus (Je me sentais mieux comme cela ?) rt pas uniquement parce que cela ralentissait la circulation.

De la circulation, il n’y en avait pas de toute façon, ce matin. J’étais la seule idiote coincée à cause d’eux ! J’ai pris leur mal en patience. A cet instant, a commencé une nouvelle chanson à la radio. C ’était la voix chaude Yannick Noah : « Si tu savais mon frère » m’a-t-il murmuré…

23.04.2008

A la recherche du temps perdu...

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Presque tous les matins où il y a école, mon dernier me dit qu’il ne veut pas y aller car ça lui gâche ses journées. Il le dit haut… et fort !

Ça va mieux uniquement dans les périodes qui précèdent suffisamment les vacances pour qu’on puisse décompter les dodos.

Il est en ce moment en vacances. Comme il refusait de dormir hier, il s’est mis à geindre. Seulement, il lui fallait se trouver un prétexte de mécontentement (il n’allait quand même pas se mêler à la grogne lycéenne !). « J’aime pas les vacances ! m’a-t-il balancé. Ça me change trop, je préfère l’école ».

Faudra quand même que je vérifie les programmes de français en grande section de  maternelle. Cette année, j’ai l’impression qu’ils ont insisté sur l’art de la contradiction dans le discours oral…