20.11.2009

The Outsiders

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 « Lorsque j’émergeais de la salle obscure dans le grand soleil, je n’avais que deux choses en tête : Paul Newman et la marche qui m’attendait pour rentrer chez moi ». Voilà près de 25 ans (et oui, le temps passe… ) que je n’ai pas relu The Oustiders, de S.E. Hinton, et pourtant, je me souviens encore par cœur du début. Je me souviens des poèmes de Robert Frost qui parsèment le livre, des prénoms si originaux des trois frères Curtis, les héros. Il faut dire que ce bouquin a été mon livre de chevet pendant toute mon adolescence.

L’histoire est tristement trop banale : deux bandes rivales dans l’Amérique des années 60, que séparent l’argent et la coupe de cheveux. Chez les Greasers, les « pauvres », une fratrie livrée à elle-même après le décès accidentel de leurs parents. Le plus jeune frère, Ponyboy, va s’éprendre la belle Cherry, qui elle appartient à la classe des riches, les socs. Je vous le disais, rien de très original. Et pourtant… pourtant, j’ai craqué pour la plume fluide de SE Hinton, (qui a écrit ce roman à 16 ans !), j’ai aimé en secret ce Ponyboy pendant des années, au point (j’avoue, mais ne le répétez pas…) d’envisager même de le donner en deuxième prénom à mon petit dernier.

Mon fils aîné, lui, vient de lire Outsiders. Il a a-do-ré. Preuve que le bouquin n’est ni une affaire de génération, ni une histoire de filles.

Bande de veinards, il vient de ressortir en livre de poche.

 

The Outsiders

SE Hinton

 

PS : Francis Ford Coppola en a fait un film, malheureusement introuvable en France .

 

06.11.2009

Odette, la reine des pigeonnes !

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C'est l'histoire d'une pigeonne qu'une jeune fille pas très physionomiste prend pour un mâle. Non seulement l’animal ne lui en tient pas rigueur, mais elle accepte même de lui servir de pigeon voyageur. La petite fille espère ainsi renouer le lien avec sa grand-mère, Mamie Pomme, qu’on a fait déménager un peu vite au goût de la petite fille. Même s’il faut pour remplir cette mission traverser un territoire pas tout à fait nommé mais très ressemblant à l’île de Beauté… Même s’il faut pour cela dormir dans une grande culotte gainante (c’est quand même plus confortable que les … stri... les… les p’tites culottes sans fesse !)

Odette – c’est le nom de cette si attachante pigeonne- nous livre sans retenue (ou presque*) ses états d’âme, ses surprises, ses découvertes, sous la plume délectable de Lily Pissenlit. Et comme un bonheur ne vient jamais seul, elle a été mise en dessins par Marie-Claire Roux. Un doux roman qui aborde avec tendresse et humour le délicat problème de la maladie d’Alzheimer. En plus, croyez-moi, quand vous aurez croisé Odette, plus jamais de vot’vie vous enquiquinerez un pigeon, même un  parisien blasé et fiérot.

* : à ne manquer sous aucun prétexte, « Le making of du livre », épilogue du livre où Odette nous livre sans censure et avec tellement d’humour la création du livre.

 

Odette ou les tribulations d’une pigeonne

Lily Pissenlit

Illustrations : Marie-Claire Roux

Editions MiC_MaC