23.11.2009

Lettre à Lucie

J'ai reçu hier une très jolie lettre. Signée Lucie S.

Pourquoi Lucie m'écrivait-elle ? Après tout, nous avions déjà eu un échange si riche et touchant lors de notre rencontre. Cette jeune journaliste m'avait beaucoup émue. Passionnée de lecture, elle rêve de devenir critique littéraire. Et quand les profs trop terre-à-terre de son école de journalisme tentent de la raisonner -"L'actu, Lucie ! L'actu..."-, elle leur prouve qu'on peut être jeune, entreprenante et idéaliste.

Lucie m'a écrit car elle s'adresse sur son blog aux écrivains qui la touchent... et aux autres ! Sa plume, percutante et légère à la fois, est si prenante qu'on se surprend à passer de billet en billet comme on tournerait les pages d'un livre.

Alors oui, j'avoue, j'aurais pu être jalouse. Diplômée d'une école de journalisme au même âge qu'elle, j'aurais aimé avoir à l'époque sa détermination passionnée. Mais Lucie est trop talentueuse et enthousiaste pour qu'on nourrisse le moindre mauvais sentiment à son égard.

Assez parlé, c'est ici que ça se passe : http://www.lettresavous.com/article-le-carnet-de-grauku-3...

06.11.2009

Au delà des maux...

Voilà (presque !) longtemps que je me balade d'écoles en écoles pour rencontrer les nouveaux copains des héros du Livre qu'il ne faut surtout surtout surtout pas lire. A chaque fois, ce sont de très belles rencontres. S'ils n'étaient pas mes amis, je pourrai presque être jalouse de mes personnages, tant ils se font adopter partout.

Au retour des vacances de la Toussaint, j'ai fait une toute autre expérience. J'avais rendez-vous avec des élèves de secondes du lycée Notre-Dame-des-Oiseaux à Verneuil. J'avais envoyé une toute autre éclaireuse : Manon, l'héroïne de mon Carnet de Grauku. Manon a été adoptée par ces élèves qui ont ouvert leur coeur à ses tourments. Quand ça a été mon tour de venir, en a suivi un très intense échange sur ce livre très particulier, ce qui l'avait motivé, ce qu'il représentait. Sur l'écriture en général. Face à eux, j'étais à la fois Manon, leur copine, et Sophie P., mère d'un garçon qui sera lycéen dans trois ans. J'ai reçu leurs remarques, leurs questions, comme autant de chance d'avancer, dans les livres comme dans la vie.