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  • Une fille à frange... et à talent

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    Je ne vais pas disserter sur toutes les belles rencontres que mes livres m'ont offertes (La liste est longue, riche en souvenirs et en émotions, et surtout... pas achevée !) Je ne vais pas me lancer dans un tel catalogue parce que ce n'est pas du tout de moi dont j'ai envie de parler ce soir, mais de Sabrina, qui est venue taper doucement à la porte de ma boîte email parce que sa belle-soeur (une très bonne copine) lui avait dit qu'une de ses copines était désormais publiée. Et parce que Sabrina, justement, aimerait aussi être publiée.

    Sabrina parle doucement, s'excuse de déranger, doute, réfléchit, remet en question. Elle sait très bien dessiner (je vous invite à le vérifier ), mais écrire... écrire... "écrire c'est autre chose, non ?" "Sûrement, ai-je répondu, moi qui ne sais pas dessiner. Mais certains savent très bien faire les deux." Et je lui ai proposé de lire ses textes, pour lui donner mon avis. Oh, certainement pas un avis d'éditeur, loin de moi cette prétention. Non, un avis de lectrice...

    Et la lectrice a été comblée. Ses "Filles à franges et autres chevelu(r)es" est un feu d'artifice, d'émotions, de mots, de rythme, de réalités sur la vie des adolescents. Son héroïne, Louna Belle, est criante de vérité et de profondeur. La plume de Sabrina est tranchante et fine, le résultat est bluffant.

    Oui, je lui ai fait quelques remarques, peu. Juste quelques indications pour aider le lecteur dans la progression de l'intrigue. Mais elle avait déjà fait tout le boulot.

    Ce soir, j'ai lu la lettre qui va accompagner ce manuscrit. Là aussi Sabrina a mis toute sa finesse. Je vais vous dire, Sabrina est venue doucement demander quelques conseils, mais je crois bien que dans cet échange, ce n'est pas elle qui a le plus appris.

    Je lui souhaite - mais surtout à nous ! - qu'on la trouve vite en librairie.

    L'illustration est d'elle, bien entendu !

  • Jonasztique !

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    Hier, j'étais d'humeur chantante. Très chantante. Non seulement je retrouvais Lakik' à Paris, mais j'avais en plus rendez le soir avec Michel Jonasz...

    Le Jonasz de Mister Swing, de Dites-moi, d'Arthur. Et j'en passe !

    Je savais que ce spectacle était un hommage à la musique tzigane. Je ne savais pas que c'était en fait un bouleversant poème d'amour à son grand-père yiddish. Michel (oui, je l'appelle par son prénom, je le connais depuis si longtemps !) a à peine chanté, mais il a interprété encore et encore avec passion et talent toutes ces personnes qui ont cherché (et trouvé) le bonheur avant que le ciel ne s'assombrisse tellement qu'on n'y voit plus qu'une seule étoile. Celle de David.

    Il ponctue son récit de dialogues truculents entre son grand-père et son meilleur ami. Il est l'un puis l'autre, il est l'un et l'autre... Et nous, on retient notre souffle, car dès le début, il nous a prévenus : "Ils veulent qu'on se déshabille. Ils disent que c'est pour la douche. Mais je ne les crois pas"...

    Cet homme est un artiste, un grand. Avec un coeur qui porte aussi haut que sa voix.

    Je l'ai vu dans une petite salle de spectacle d'une petite ville près de chez moi. Il est en province, ne le manquez pas.

  • Petit meurtre et menthe à l'eau, de Cécile Charte

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    Philibert tire la tronche... Et franchement, il y a de quoi ! Il pourrait être en Corse à se dorer la pilule (et apprendre à embrasser les filles) avec sa mère et son deuxième mari et il se retrouve cette année encore dans un trou perdu en pleines Pyrénées avec son père, sa nouvelle amie coiffeuse et leurs chaussures de marche.

    Pourtant, "que la montagne est belle", répète la chanson. Tu parles !

    Heureusement, Philibert décroche un petit boulot d'été : il va garder un chat pendant une semaine; et pas n'importe lequel : Poupoune, messieurs mesdames !

    "Heureusement", façon de parler. Car c'est là que les vrais problèmes vont commencer.

    Le dernier roman de Cécile Charte (Collection Dac-o-Dac, éditions du Rouergue) se lit sans mouchoirs (sauf si on est vraiment très TRES très sensible au sort des chats), et pourtant, on y retrouve toute la finesse de sa plume et le rythme de ses récits. C'est une très jolie balade dans les montagnes, l'amitié et les poils de chat que nous offre Cécile.