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Et un pangolin est entré dans ma vie aussi…

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Bientôt le 11 mai et la fin du confinement. Pas la fin des problèmes, nous sommes tous d’accord là dessus ! Mais je me suis dit qu’il était temps de garder une trace écrite de cette période qui en laissera tant d’autres. (Comme ça au-moins, je sortirai la bonne version à mes futurs petits-enfants !)

Le pré-confinement a été une période particulièrement importante et riche pour moi. Début mars, j’étais à Wimereux. Les poumons emplis d’iode, le cœur empli d’amitié et d’amour familial. Il pleuvait beaucoup le 5 mars, et ça a pourtant était une journée pleine de tendresse.

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Puis le 12 mars, j’ai eu la chance d’assister en chouette compagnie au dernier concert de Bénabar de la saison, à Sucy-en-Brie. Juste avant le début, nous avons appris que les écoles fermaient le lundi suivant. Puis les lumières se sont éteintes, et pendant deux heures, nous avons reçu tout ce que mon chanteur très préféré avait à donner comme énergie, bonne humeur et savoureuse mauvaise foi.

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Le lendemain matin, Bertrand et moi partions pour Soulac-sur-Mer. Je devais y rester seule une semaine, je suis rentrée lundi matin, quand nous avons compris que le confinement arrivait. Entre temps, j’ai eu le temps de prendre un bain de mer (on ne se refait pas) et de faire le plein de livres à la Librairie de Corinne, Corinne acceptant de me préparer une liste que je lui ai transmise par SMS.

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De retour à Villecresnes, je suis allée cette fois chez Alexandra, à la Librairie du réveillon, compléter cette première commande.

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On avait des pâtes, du papier-toilette, et grâce à mes deux libraires préférées, j’étais rassurée sur mes lectures à venir.

Puis le confinement a été annoncé, et surtout, ces terribles prévisions : beaucoup d’entre nous allaient mourir. Ce qui signifiait que tant d’autres allaient connaître cette indicible douleur.

J’avais besoin de me rassurer, et c’est par une organisation poussée de mes journées que j’y suis à peu près arrivée. Ecrire a été très compliqué, d’autant plus que j’abordais un nouveau roman. Je retrouvais une bande de personnages auxquels je suis très attachée mais que je n’avais pas vu depuis… quatorze ans !

J’ai écrit, j’ai effacé, j’ai repris, j’ai résumé, et Max et sa bande m’ont de nouveau embarquée. A tel point que nous risquons de nous séparer plus vite que prévu !

Le secteur du livre est très fortement touché par cette crise sanitaire qui est aussi une crise économique, et mes livres ne sont pas épargnés. La publication de plusieurs titres a été reportée. Il faudra patienter pour qu’Anatole s’attaque à la rumeur (je ne doute pas qu’elle existera toujours quand il pourra !), mais aussi pour découvrir de nouveaux personnages tout mignons, poilus ou adolescents ( ou les trois à la fois.)

J’ai vraiment apprécié la communication et l’écoute des maisons d’édition avec lesquelles je travaille : Auzou, Fleurus, Hachette-roman en France, les Editions de Mortagne au Québec, et bientôt Hatier et la Bibliothèque Rose. Nous vous préparons de jolies surprises pour le mois de septembre. Que ce billet soit l’occasion de les remercier et de leur confirmer de nouveau toute ma confiance.

Je devais, en mai, participer à la deuxième édition du salon du livre de Villecresnes, Sapristi, organisé par la librairie Au fil des pages, avec le soutien de sa chouette équipe et d’Adèle Tariel, autrice jeunesse aux multiples talents. Le salon est reporté, mais ma journée en école sera indemnisée, et je tiens à les en remercier.

 

Je partage mon bureau avec mon mari, et son télétravail m’a permis d’en apprendre encore plus sur lui. Hier, il a remercié un collègue qui a "fait de la spéléo" pour "le post mortem"… Depuis je me questionne : travaille-t-il vraiment à la Société Générale ou est-ce juste une couverture ?

Il faut aussi vivre sans piscine, sans aquabike, sans les fous rires avec mes sirènes ! Je fais du sport, tous les jours, sur ma terrasse, je compense. Mais le manque se fait quand même sentir, semble-t-il.

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Pendant ce confinement, Camille, ma fille, a eu vingt ans. Grâce à la mobilisation virtuelle et épistolaire de la famille et de ses amies, ça a été une très belle journée. Puisque nous sommes au chapitre famille, un grand merci à Hélène, ma belle-soeur et tellement plus encore, pour son envoi de masques faits maison. 

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(Jingle pub) Je vous invite à retrouver toutes ses créations sur Instgram : malin_couture_

 

Camille et son frère Olivier forment un superbe duo. Dès le premier jour du confinement, ils ont mis en place un code alerte : quand le ton monte, l’un dit « Confinement ! Confinement ! », et pfou, la dispute disparaît. Si j’avais su, je les aurais préparés à cette situation dès leur plus jeune âge !

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Il manque à ce confinement familial Thomas. Notre aîné est en quatrième année de médecine. Et depuis de deux mois, volontaire au service réanimation de l’hôpital Henri Mondor de Créteil, avec sa petite amie, Cécile. Ces deux-là, et mon neveu Matthieu, interne, sont nos héros. La pudeur (si!) me retient d’en écrire plus.

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