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  • L'aventure de mes rêves

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    Petite note juste pour vous faire pâlir de jalousie. Régulièrement, quand je vais dans les écoles, je repars avec un livre "rien que pour moi". Chaque fois, il porte le même titre : "L'aventure de tes rêves",  mais ce n'est jamais le même. Il y a autant d'histoires qu'il y a eu d'élèves, qu'il y a eu d'enfants qui ont lu les aventures de Max. Chaque fois, je les lis toutes. Souvent, je me demande "c'est qui celui-là?" quand un auteur en herbe fait allusion à une vedette. Has been, déjà. A chaque fois, je me régale. Et immanquablement, je me pose cette question : qu'est-ce que moi j'aurais raconté à leur âge ? Ce serait l'histoire d'une fille qui écrit une histoire sur un cahier...

  • Né sur un fou rire

    En octobre dernier, je suis retournée dans la région de Poitiers pour intervenir dans des écoles. Qu'il est moche, le verbe intervenir, dans ce cas-là ! On m'imagine en policier ou en pompier, en haut de mon échelle. "Urgence urgence, encore des neurones crâmés !" Alors qu'en réalité, je papote... (beaucoup !) j'écoute et j'observe.

    Ce jour-là, j'ai signé mes livres en passant de table en table. "Comment tu t'appelles ?". Une élève n'a pas répondu. Oh, pas parce qu'elle était malpolie ou moi agressive. Non, seulement "pask'elle parle jamais à l'école, m'dame ! C'est Morgane, et elle parle pas à l'école, et pourtant elle sait parler !" En deux secondes, les présentations étaient faites. Pas par l'intéressée. J'ai signé le livre et un centième de seconde, je me suis dit que j'aurais aimé être celle qui aurait rompu le charme et délié la langue de cette enfant. Mais je n'ai pas de pouvoirs magiques, sic.

    La journée s'est terminée autour d'une chaleureuse tasse de thé avec les enseignantes et la directrice, Madame Pinganaud. Au hasard de la discussion, Madame Pinganaud m'a raconté qu'un jour où, en fin de grossesse, elle rendait visite à ses collègues, elle avait tellement ri que cela avait déclenché son accouchement.

    "Je suis né sur un fou rire, voilà une belle première phrase de roman", lui ai-je dit. Et je viens aujourd'hui de mettre le point final à cette histoire. Il me reste à lire et relire, mais je trépigne d'impatience. Il me tarde de la faire lire aux enfants d'une école de la région de Poitiers... et à leurs enseignantes qui savent bien plaisanter.