25.04.2008
Si tu savais mon frère…
Je croyais les avoir évités. J’avais eu chaud une première fois, une ou deux minutes plus tôt. Mais en tournant au coin de la rue, je me suis cassé le nez sur leur équipe. Ils étaient trois, même si je n’en voyais que deux. « On ne peut pas les louper ! », me direz-vous. Un bonnet en polaire bien enfoncé, des gants même, dans cette douce atmosphère de printemps, forcément ça se repère. Mais ce qui tranchait sans doute le plus avec l’ambiance de ma bonne ville de banlieue, c’était leur peau d’ébène.
Alors s’ils avaient voulu passer discreto, c’était manqué. L’un d’eux a croisé mon regard : j’étais repérée. Ils m’avaient de toute façon entendue venir. Ils ont l’oreille aguerrie. Chopée pour chopée, je les ai regardés. En face. Finalement, ils ont été les plus gênés. Quoique non, ce regard croisé n’était pas honteux. Il était simplement triste. Las. J’ai suivi leurs gestes. Je les ai vu attraper ces vieilles poubelles, plus aux normes depuis longtemps, mais « on-y-tient-et-on-ne-gaspille-pas » sans doute, dans cette grande villa.
J’ai essayé de leur adresser un sourire mais ils n’en ont pas voulu. Tant pis pour ma bonne conscience ! Je me suis promise de ne plus sortir mes poubelles à moitié pleines, pour leur éviter un trajet en plus (Je me sentais mieux comme cela ?) rt pas uniquement parce que cela ralentissait la circulation.
De la circulation, il n’y en avait pas de toute façon, ce matin. J’étais la seule idiote coincée à cause d’eux ! J’ai pris leur mal en patience. A cet instant, a commencé une nouvelle chanson à la radio. C ’était la voix chaude Yannick Noah : « Si tu savais mon frère » m’a-t-il murmuré…
19:39 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
23.04.2008
A la recherche du temps perdu...
Presque tous les matins où il y a école, mon dernier me dit qu’il ne veut pas y aller car ça lui gâche ses journées. Il le dit haut… et fort !
Ça va mieux uniquement dans les périodes qui précèdent suffisamment les vacances pour qu’on puisse décompter les dodos.
Il est en ce moment en vacances. Comme il refusait de dormir hier, il s’est mis à geindre. Seulement, il lui fallait se trouver un prétexte de mécontentement (il n’allait quand même pas se mêler à la grogne lycéenne !). « J’aime pas les vacances ! m’a-t-il balancé. Ça me change trop, je préfère l’école ».
Faudra quand même que je vérifie les programmes de français en grande section de maternelle. Cette année, j’ai l’impression qu’ils ont insisté sur l’art de la contradiction dans le discours oral…
19:29 Publié dans C'est celui qui l'dit qui y'est ! | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
18.04.2008
Merci la Voix !
Je ne vais pas jouer les fausses modestes, les blasées ou les "au-dessus de tout ça" : l'article paru dans la Voix du Nord hier m'a beaucoup touchée. D'abord parce que l'interview avait été très agréable. Ensuite parce que le papier n'est pas seulement sympa, il est bon. C'est la journaliste qui vous parle ! Et puis parce qu'il a fait la fierté de ma famille. Eh, on en a parlé jusqu'au rayon boucherie de Auchan Saint-Martin ! Enfin, parce qu'en vraie Chti, j'éto pas peu fierote d'et dan l'Voix !
20:11 Publié dans Chti'prends | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
15.04.2008
On se soulève tous pour Danette
On nous ressasse sans arrêt que nous vivons dans une société individualiste. On pleure la famille qui disparaît, la fin des repas pris ensemble. Jusqu’à hier, je n’avais pas d’avis sur la question. J ’avais juste remarqué que mes petits anges jouaient moins les critiques gastronomes (« elle est dég’, ta purée ») quand Papa était là.
Puis hier donc, je suis allée en bonne mère de famille respectable arpenter les rayons de Carrefour (on peut faire de la pub, non ?) Et comme je suis aussi une délicieuse épouse (si si, même si je ne vous dirai pas tout), j’ai voulu prendre de la Danette au chocolat pour Bertrand en grand pot d’un kilo.
Fini, terminato ! Pas trouvé ! Bien cherché pourtant ! Je n’en avais déjà pas trouvé dans d’autres endroits, j’avais mis cela sur le compte de l’approvisionnement. Mais là, absente des rayons des Carrefour, j’ai dû accepter cette terrible vérité : on a tué les pots de Danette familiaux. Sans prévenir.
Derrière mon écran, je vois ceux et celles qui haussent les épaules. Que celui qui ne l’a jamais plongée dans la Danette pleine me jette sa cuillère à soupe!
Ce n’est pas grave, penserons les autres. Les enfants ne se disputeront plus à table sur le thème "C’est moi qui finis ! ". OK.
Mais on a déjà laissé disparaître le Pastador sans se mobiliser, et nos enfants sont élevés dans le régime (façon de parler…) totalitaire du Nutella !
Alors, on se soulève tous pour Danette ?
PS : mes excuses à mes Dusseldorferines et autres expatriées qui vivent dans des pays sans Danette !
14:43 Publié dans Des fois quand même ! | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
13.04.2008
Düsseldorf un jour...
Düsseldorf toujours !
Il y a quelques années (quatre déjà...), Nous avons plié les bagages, emmitouflé les enfants, shooté le chat et sorti le dictionnaire : direction l'Allemagne ! Was für eine schöne Erfahrung ! Il y aurait mille choses à raconter sur ces deux années. Je le ferai, je vous promets. Depuis, de l'eau du Rhin a coulé sous le Brücke. Nous sommes rentrés en France, d'autres aussi, mais manque de chance, pas dans la même ville. D'autres ont choisi des destinations bien plus exotiques, comme la Hollande. D'autres encore sont restés. Souvent je pense à vous. Partout, dans notre maison, je croise ces objets qui me parlent de vous : des photos, une affiche, des peluches. Fidèlement, j'enfile mes sabots Birkenstock dès que je rentre chez moi. Et quand il pleut, je sermonne mes voisines qui se plaignent, d'un sentencieux : "Il n'y a pas de mauvais temps, il n'y a que de mauvais vêtements" (même que pour frimer, je sentence toujours en alllemand d'abord !) Tout cela pour vous dire que ce blog est aussi pour vous, Dusseldorferines de mon coeur ! Je ne vous assaille plus, faute de temps, de mes coups de fil, mais je pense à vous toujours. Donnez-moi de vos nouvelles, et si cela marche comme je l'espère, vous en recevrez des autres !
21:13 Publié dans Düsseldorf | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
11.04.2008
Blogue à part...
Entre les deux livres en cours, les courriers que je rédige pour l'élu (aux élections cantonales) de mon coeur, mes emails en retard et mes listes de courses, pensez-vous franchement que j'ai le temps de tenir un blog ?
Non.
C'est pour cela que c'est drôle. Que ça me chatouille le clavier depuis quelques temps.
Que puis-je vous promettre ? Des nouvelles, certaines vraies, d'autres écrites. Des coups de coeur, des coups de gueule... Des coups de pompe aussi. D'ailleurs, il est tard, je crois que je vais me coucher (j'avoue, cela m'a pris plus de deux heures juste pour mettre en route le blog...)





