15.04.2008

On se soulève tous pour Danette

On nous ressasse sans arrêt que nous vivons dans une société individualiste. On pleure la famille qui disparaît, la fin des repas pris ensemble. Jusqu’à hier, je n’avais pas d’avis sur la question. J ’avais juste remarqué que mes petits anges jouaient moins les critiques gastronomes (« elle est dég’, ta purée ») quand Papa était là.

Puis hier donc, je suis allée en bonne mère de famille respectable arpenter les rayons de Carrefour (on peut faire de la pub, non ?) Et comme je suis aussi une délicieuse épouse (si si, même si je ne vous dirai pas tout), j’ai voulu prendre de la Danette au chocolat pour Bertrand en grand pot d’un kilo.

Fini, terminato ! Pas trouvé ! Bien cherché pourtant ! Je n’en avais déjà pas trouvé dans d’autres endroits, j’avais mis cela sur le compte de l’approvisionnement. Mais là, absente des rayons des Carrefour, j’ai dû accepter cette terrible vérité : on a tué les pots de Danette familiaux. Sans prévenir.

Derrière mon écran, je vois ceux et celles qui haussent les épaules. Que celui qui ne l’a jamais plongée dans la Danette pleine me jette sa cuillère à soupe!

Ce n’est pas grave, penserons les autres. Les enfants ne se disputeront plus à table sur le thème "C’est moi qui finis ! ". OK.

Mais on a déjà laissé disparaître le Pastador sans se mobiliser, et nos enfants sont élevés dans le régime (façon de parler…) totalitaire du Nutella !

Alors, on se soulève tous pour Danette ?

 

PS : mes excuses à mes Dusseldorferines et autres expatriées qui vivent dans des pays sans Danette !